19 octobre 2017
Bonne fête René

Site mis à jour le
17 septembre 2017

MODELISME,

  Ma passion depuis l'enfance

     

Les photos de ce site sont de ma réalisation, dans le cas contraire, je le mentionne

 

Sa silhouette est connue de tous les Limougeauds,

Son campanile domine la ville,

Elle a inspiré des cartes postales, des objets souvenirs, des peintres, etc...

Elle a même son propre timbre depuis mars 2007,

Elle ne fait qu'un avec sa ville :

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Au fil des jours, l'historique de cette merveilleuse gare (photo M. Soubourou "Mony") 

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Source : " Limoges-Bénédictins - Histoire d'une Gare". réalisé par Pascal PLAS et René BRISSAUD

et quelques recherches et documentations personnelles

 Aucune photo n'est extraite du livre de MM. PLAS et BRISSAUD.

Quelques photos ICI

 

QUELQUES DATES :

1856 : arrivée du chemin de fer à Limoges - le 16 juin de cette même année, arrivée des premiers voyageurs en provenance de Paris, dans une gare en planches et en cul de sac. Petit à petit des lignes vont se créer au départ de Limoges vers Toulouse, Périgueux, Brive.

1860 : premier bâtiment "voyageurs" conçu par l'Architecte Pierre-Louis Renaud (également concepteur de la Gare d'Austerlitz) : 1 bâtiment central et 2 ailes latérales. Longueur totale : 106.25 m. Ce bâtiment fut très critiqué de par sa situation encaissée et malsain...

Cette gare s'appelle "Limoges Bénédictins" du nom de l'ancien monastère sur le terrain duquel elle a été construite. Ce nom fut très critiqué pami les habitants.

1867 : mise en service de la première ligne de chemin de fer : Poitiers-Limoges en passant par le Dorat.

1918 : après étude des différents projets pour l'agrandissement de la gare, le projet définitif de Roger Gonthier est retenu. La municipalité signe l'accord le 21 novembre avec la Compagnie d'Orléans

22 juin 1929 : mise en service définitive de la Gare, après beaucoup de travaux aux alentours. L'inauguration eut lieu le 2 juillet.

 

QUI EST ROGER GONTHIER ? (1884 - 1978)

Son père, Henri, était architecte à la Compagnie du P.O. Il est mort jeune et la Compagnie a voté un secours annuel pour que Roger puisse faire ses études. Il élabora le projet de la Gare de Nantes et celle de Limoges. Cette dernière, a eu du mal à être acceptée, en surélévation, mais Roger Gonthier a su convaincre la municipalité;

Son premier projet est accepté sous réserve de certaines modifications. Il présenta son projet définitif le 14 mars 1922, sous forme d'une maquette en staff, réalisée par le sculpteur Henri VARENNE.

 

FRANCIS CHIGOT (1879 - 1956)

Maître Verrier Limougeaud, a réalisé les vitraux.

Au total 775 m2 de surface vitrée. Le thème de ces vitraux représente des éléments du Limousin, cher au coeur de Francis Chigot : feuilles de chênes, de châtaigniers, glands 

                                                                        (clic pour agrandir l'image) - photo M. Soubourou "Mony")

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HENRI VARENNE (1860 - 1933) 

Né à Tours en 1860. Elève d'Auguste CAIN (1), il devient Sociétaire des Artistes Français enb 1890. Sculpteur et graveur de médailles, il obtint de nombreuses récompenses et des commandes d'oeuvres publiques à Tour, Limoges, Paris, etc..

On lui doit entr'autre un bronze "la Douleur" pour le tombeau de Sarah Bernhard, la statue de Verdun à la Gare de l'Est à Paris, des décorations pour la Préfecture Limoges et, bien sûr, la Gare des Bénédictins.

 

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La question est souvent posée : POURQUOI UNE GARE EN SURELEVATION ?

Tout simplement parce que, entre'autre,  le tracé des voies existait déjà et que ces installations devaient pouvoir fonctionner jusqu'à la mise en service de la nouvelle gare.

Les ingénieurs eurent donc l'idée (tout à fait originale) pour l'époque, de faire une gare en surélévation de 7 m au-dessus des voies. L'accès aux quais se fait par des escaliers de 40 marches et 10 monte-charge vont servir pour le transit des bagages.

 

1925 - LE CHANTIER

 

Le chantier est devenu une attraction pour la population. Une ossature en béton armé au milieu d'échafaudages. La gare en fait est un "trompe l'oeil" d'habillage en pierre et roche calcaire. Toute la construction n'est que béton.

Le chantier a nécessité l'installation d'une usine à béton qui produisait 1m3 de béton toutes les 5 minutes ! Plus de 200 ouvriers étaient sur place et aucun accident, heureusement, n'est intervenu pendant le chantier

Les éléments de placage utilisés ont une épaisseur de 35 cm et 1m30 à l'étage des horloges.Certains revêtements intérieurs sont également en stuc. Cette construction de calcaire ne plaisait pas aux habitants, habitués à des constructions plus traditionnelles.

 

La couverture du bâtiment :

Pour le campanile et le dôme, l'architecte a laissé libre court à son imagination. Il a utilisé du plomb, du zinc, du cuivre, du verre armé...Le couronnement du campanile est réalisé par un vase en cuivre de 4m80, surmonté d'une flêche de 5m20 servant de paratonnerre  

L'altitude NGF (Nivellement Général de la France) s'élève donc à 318.45 m

 

Quelques précisions sur la photo ci-dessous.

photo et texte 021

   

ASPECT GENERAL DE LA GARE

Ce chantier devint vite le lieu de promenade des Limougeauds, critiques et commentaires divers. Les imposants du décor réalisé par Henri VARENNE font l'admiration : 2 statues de femmes aux formes arrondies.

Hauteur de ces sculptures : 4 m50, assises à 3m80 du sol.

L'une symbolise la porcelaine, l'autre l'art de l'émail

(photos M. Soubourou "Mony")

PICT0010 site  LA PORCELAINE (un clic pour agrandir)IMG 0043  L'EMAIL (clic pour agrandir)

 

LE DOME (photos M. Soubourou "Mony")

Véritable chapiteau de cirque de 33 m de diamètre à la base, couronné d'une verrière de 7 m 70 de diamètre. Cette verrière est formée de verres armés en forme d'écaille dont la pointe de diamant se situe à 31 m au-dessus de la plate-forme du hall. Des cornes d'abondance ornent le dôme.

Ce dernier a brûlé en 1998, VOIR LA PAGE "INCENDIE"  

dome   2353   CLIC POUR AGRANDIR L'IMAGE

 

LE CAMPANILE (photos M. Soubourou "Mony")

limoges le campanile460  (clic pour agrandirPIC00007           l  horloge   2334   (clic pour agrandir)

Il domine la ville de ses 40 mètres. Une horloge sur chacune de ses faces : 4 m de diamètre chacune, les chiffres romains sont lisibles à 150 mètres. -

- petite aiguille : 1m80,

- grande aiguille 2m40

La couverture du campanile en forme d'ogive ( hauteur 8m70) est en cuivre rouge et surmontée d'un vase en cuivre haut de 4m80 décoré de macarons, feuilles, etc.. et lui-même surmonté d'un paratonnerre de 5m20. Ce dernier a été changé en janvier 2013   voir sur cette page  .

Le campanile comporte 13 niveaux dont le 12e correspond aux horloges. On accède à chaque niveau par un escalier métallique hélicoïdal de 97 marches. Pour accéder au dernier étage, on utilise une échelle métallique.

Petites anecdoctes : le vase est comparé à une urne funéraire et le campanile à un minaret.

 

PHOTO RARE DE LA GARE EN CONSTRUCTION (photo de La Cinémathèque du Limousin  )

archive municipales de limoges 

A SUIVRE.....

 

 

 

 

(1) Auguste CAIN : ancien boucher, a appris la sculpture avec Alexandre Guionnet et François Rude. Epoux de la fille du sculpteur animalier Pierre-Jules MENE, il se dirigera lui-même vers la sculpture animalière. Il eut des commandes monumentales : "Diane avec les animaux" ( Musée du Louvre), "Tigre terrrassant un crocodile" (Jardin des Tuileries)